Cet entretien doit permettre d’une part à l’employeur d’exposer ses griefs - s’il s’agit d’un licenciement disciplinaire, quels sont les faits considérés comme fautifs -, d’autre part au salarié d’apporter des explications ou défendre son point de vue.
Puisqu’il s’agit d’une tentative de conciliation, chacun doit s’exprimer en toute liberté. Il est interdit d’enregistrer l’entretien à l’insu de l’autre partie (salarié ou employeur). L’entretien préalable peut être mis à profit pour faire une mise au point salutaire qui débouchera sur une simple sanction et un nouveau départ professionnel pour le salarié, à la condition qu’employeur et salarié réussissent un véritable échange autour des difficultés soulevées.
À l’inverse, si le différend persiste, l’entretien peut être l’occasion de déboucher sur une transaction avec l’employeur. C’est le moment d’en peser les conséquences financières (indemnités), fiscales (CSG et CRDS), sociales (délai de carence vis-à-vis de l’indemnisation Assedic).
À la fin de l’entrevue, l’employeur a encore un temps de réflexion pour se prononcer ; il ne doit donc pas annoncer le licenciement mais laisser transparaître son intention afin de ménager du temps au salarié.
La convocation à un entretien préalable
Le salarié est convoqué par lettre recommandée ou par lettre remise en main propre contre décharge. Cette lettre précise l'objet de l'entretien et la possibilité, pour le salarié, d'être assisté par une personne de son choix appartenant à l'entreprise ou par un conseiller extérieur si l'entreprise est dépourvue de représentants du personnel (délégués du personnel, membres du comité d'entreprise ou d'établissement, délégués syndicaux). Dans ce dernier cas, elle précise aussi les adresses des services auprès desquels consulter la liste de ces conseillers.
La liste des conseillers du salarié est disponible auprès de la mairie, de la DDTEFP ou de l'inspection du travail.